Une vie non dictée par les algorithmes, sortez du bocal

[Hors-série] La Chine, coeur de notre transition écologique (et numérique)

Article [hors-série] sur un livre passionnant qui dévoile la face cachée de notre “transition écologique”.

 

La Chine pilier de notre transition écologique

Grâce à la lecture de l’ouvrage de Guillaume Pitron “La guerre des métaux rares”, j’ai réalisé que la Chine était le pilier de notre transition écologique. Derrière notre rêve d’un monde “zéro empreinte carbone” où règne les voitures électriques, les éoliennes, les panneaux solaires ainsi que toutes les nouvelles “green tech” se cache une exploitation très polluante.

 

En effet, ces nouvelles technologies ne peuvent être produites sans une matière première critique : les terres rares (ou métaux rares). D’après vous, quel est le premier pays producteur de ces métaux ? La Chine.

 

Au départ notre intention est bonne : remplacer charbon et pétrole par d’autres matières premières qui n’ont pas besoin d’être brûlées (donc de rejeter du CO2) afin de produire de l’énergie. En revanche, le fait que la Chine détienne la majorité de la production entraine d’importantes catastrophes environnementales (et humaines).

 

Afin de commercialiser ces matières premières en directions des pays occidentaux en transformation écologique, il faudra : creuser la terre toujours plus (cf. photo), raffiner les métaux avec des litres d’eau et de produits chimiques tels que des acides nitriques et sulfuriques. Les usines créées pour ces exploitations sont de véritables poisons. 

 

La face cachée de notre transition écologique

mines terres rares

 

Les traces sombres dans les cercles ci-dessus sont d’immenses cratères. Ils sont le résultat d’une grande demande pour prélever les quelques métaux rares nécessaire à notre transition écologique et numérique.

 

Cette sur-exploitation des terres est un drame écologique. Dans les régions minières l’eau des torrents est devenue noirâtre, les terres agricoles gorgées de produits chimiques sont devenues infertiles et l’air est devenu visqueux. Encore plus choquant, les villages des régions minières chinoises portent le nom de “villages cancer”. Pour couronner le tout, les conditions de travail dans les mines chinoises sont dites : “moyenâgeuses”.

 

Il est intéressant de savoir que notre transition écologique cache une sur-exploitation de nos terres et des conditions de travail déplorables. Ainsi, il est plus juste de dire que notre transition ne supprime pas la pollution mais la déplace de nos centres-villes vers les campagnes d’autres pays.